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Le frondeur Henri Tachan ouvre la saison à l'Esprit Frappeur L'auteur et compositeur de 64 ans joue jusqu'à dimanche dans le café-théâtre de Lutry. La scène est son arène, la chanson son domaine. Depuis trente-cinq ans, Henri Tachan creuse sa différence. Des premiers coups de gueule contre les bombardements américains au Nord Vietnam à des textes apaisés d'une infinie tendresse, Tachan est toujours ce lion qui mord décrit par Brel et un chat capable de miauler des histoires d'amour. Tel «Le grand méchant loup» qu'il fredonne, Tachan se joue du Chaperon rouge jusqu'à dimanche sur la scène de l'Esprit Frappeur, à Lutry. Ce café-théâtre lance ainsi sa saison 2003-2004. Chapeauté par Alain Nitchaeff, chansonnier-programmateur et âme d'un lieu dévolu à la tradition de la chanson francophone, l'Esprit Frappeur et ses 80 places demeure un îlot de résistance. Misant sur des artistes reconnus mais souvent méconnus du grand public (Allain Leprest, Christian Camerlynck, Romain Didier) et des jeunes et moins jeunes chanteurs romands, cette scène lausannoise table sur une programmation coup de cœur. Cette année, elle réitère du 18 au 20 décembre une série de concerts de soutien auxquels prendront part notamment Michel Bühler, Bernard Joyet, Jehan, Véronique Pestel et Pascal Rinaldi. Autant d'artistes qui ont accepté un jour ou l'autre de se produire à l'Esprit Frappeur pour un cachet dépendant de la recette du concert. En effet, l'association, malgré les soutiens du canton de Vaud, de la Loterie romande et de bénévoles, ne peut leur «garantir un minimum par représentation». Et ne prend ainsi en charge que la nourriture et le logement. Ce qui n'exclut nullement les projets d'avenir puisque Alain Nitchaeff compte lancer une école de formation aux arts de la scène. Henri Tachan, en concert jusqu'au 5 octobre. Olivier Horner LE TEMPS, Jeudi 2 octobre 2003 |